Le point d’indice
Depuis de nombreuses années, les personnels ont connu un déclassement salarial sans précédent et le SNES-FSU exige que l’évolution de la valeur du point d’indice soit de nouveau indexée sur l’évolution des prix comme cela était le cas jusqu’en 1982. Cela implique aussi d’intégrer un mécanisme de rattrapage du point d’indice calculé à partir de la perte de pouvoir d’achat que les personnels ont subi depuis 2010.
Face à décrochage correspondant au quasi-gel du point depuis 16 ans, c’est une augmentation de 20 % du point d’indice que le SNES-FSU revendique.
Les grilles indiciaires
Conjuguée à cette augmentation de la valeur du point, le SNES-FSU revendique une refonte des grilles, issue de ses mandats adoptés à son dernier congrès de La Rochelle en mars 2024 : traitement indiciaire de début de carrière d’un·e professeur·e porté à l’indice 520 pour les certifié·es, CPE ou Psy-ÉN et l’indice 580 pour les agrégé·es, soit une augmentation sans contrepartie de 130 points pour le 1er échelon. Cela porterait donc une entrée dans le métier, ISOE comprise à 2500 € net pour les certifié·es, CPE ou Psy-ÉN et 2750 € pour les agrégé·es.
Afin de s’assurer que lors de chaque changement d’échelons le traitement augmente de façon significative il faut réduire au minimum tout ce qui relève de l’indemnitaire et qu’un gain d’indiciaire entre chaque échelon soit d’au moins 40 points. La prime d’attractivité dégressive suivant les échelons doit disparaître au profit de points d’indice garantissant le droit à la carrière. Le SNES-FSU s’oppose au développement de nouvelles primes, dont on sait qu’elles sont vectrices d’inégalités salariales entre les femmes et les hommes et pas prises en compte pour le calcul de la pension. L’ISOE, l’indemnité forfaitaire pour les CPE, l’indemnité de fonctions pour les Psy-ÉN EDO et l’indemnité de sujétions particulières aux professeur·es documentalistes doivent continuer à faire l’objet de revalorisation.
Carrières
Le SNES-FSU réaffirme son engagement à obtenir une revalorisation conséquente des métiers de l’éducation au moyen d’une refonte de la carrière concernant tous les moments de celle-ci (accélération du rythme d’avancement d’échelons, réduction du temps d’attente pour les promotions de grade), chaque collègue devant pouvoir atteindre l’indice sommital de son corps. Le droit à la carrière implique une carrière linéaire, déconnectée de l’évaluation et contrôlée dans un cadre paritaire, unifiée au moyen d’une grille d’avancement unique pour toutes et tous. Alors que la carrière de milliers de collègues, dont une majorité de femmes, reste bloquée à la hors classe, le SNES-FSU exige, pour l’accès à la classe exceptionnelle, un taux de promotion de 29 % pour le second degré, ainsi aligné sur celui du premier degré
Pour aller plus loin
Publication spéciale rémunérations/carrières https://www.snes.edu/publications/les-supplements-de-lus/remunerations-et-carrieres-supplement-de-lus-n863/
Rubrique « Nos rémunérations » https://www.snes.edu/ma-carriere/carriere/remuneration/



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