Le métier de professeur

Nos obligations de service

Le décret 2014-940 du 20 août 2014 définit les obligations de service des professeurs du second degré en reprenant les éléments fondateurs des décrets de 1950 tout en donnant une vision plus complète du métier. Il distingue à côté du service d’enseignement défini hebdomadairement dans le cadre d’un maximum horaire, les missions qui y sont directement liées. D’autres missions, dites « particulières », ne peuvent être attribuées à un professeur qu’avec son accord.
En lycée professionnel et en EREA, la mise en place de dispositifs tels que la co-intervention, le chef d’œuvre et l’augmentation du volume de l’accompagnement personnalisé, prévues dès la rentrée 2019, ne doivent pas ouvrir la porte à l’annualisation du temps de travail. En outre, chaque heure effectuée, même par deux enseignants, doit être rémunérée comme n’importe quelle autre heure de cours. Il ne faut rien se laisser imposer !

Le Cahier de texte numérique de la classe
Depuis 2011, il remplace le cahier de texte papier dans tous les établissements. C’est un document administratif qui rend compte, dans le respect des programmes et instructions officielles, du travail effectué en classe et de celui qui est donné à faire aux élèves en dehors de l’établissement (ces différents éléments devraient être « accompagnés de tout document, ressource ou conseil à l’initiative du professeur, sous forme de textes, de fichiers joints ou de liens »). Le cahier de textes « doit être à la disposition des élèves et de leurs responsables légaux qui peuvent s’y reporter à tout moment ». Il vise aussi à assurer « la liaison entre les différents utilisateurs » et permettre « en cas d’absence ou de mutation d’un professeur de ménager une étroite continuité entre l’enseignement du professeur et celui de son suppléant ou de son successeur », mais ne peut en aucun cas être accessible par tout le monde. Il ne remplace pas le cahier de texte personnel de l’élève.

De nombreux problèmes n’ont pas été anticipés : ceux des droits d’auteurs (extraits de textes, de livre ou de cahier d’exercices, risque de diffusion des sujets aux autres classes, etc.), de l’indigence de ­l’équipement informatique des établissements, de l’accès et de la sécurisation des données… Nous recommandons, en l’état, de ne mettre que le strict minimum dans le CTN.

L’évaluation des élèves
L’acte d’évaluation ne se réduit pas à la notation. C’est un acte complexe, quasi-quotidien pour les enseignants, qui fait partie intégrante de l’acte d’enseigner. Il comporte de nombreuses formes (formative, sommative, certificative, diagnostique...).
Ancrée dans un processus d’apprentissage, l’évaluation est l’occasion d’un dialogue plus ou moins riche, plus ou moins codifié, plus ou moins négocié entre l’élève et l’enseignant, et de façon plus sporadique, parfois plus contraint, entre l’enseignant et la famille. Les modalités d’évaluation relèvent de la liberté pédagogique de l’enseignant. Il est important de donner au jugement sur le travail scolaire sa réelle dimension de formation et non de sanction sur la personne. Une évaluation n’est pas un jugement de valeur. Il est important que celle-ci ait un sens pour l’élève en matière d’apprentissage.

La circulaire de rentrée 2016 (2016-058 du 14 avril 2016), précise qu’« en cours de cycle, les modalités de l’évaluation sont laissées à l’appréciation des équipes » au collège et que « le positionnement de l’élève peut se faire à travers la notation ou d’autres formes d’éva­luation, dès lors que sont clairement explicités les points acquis et ceux restant à consolider avant l’évaluation de fin de cycle ». Il faut s’appuyer sur ce texte pour ne rien se laisser imposer (classes sans notes, validation de com­pétences dites « transversales », utilisation d’appli­cations spécifiques, etc.). Vous trouverez des informations supplé­mentaires sur le site du SNES-FSU : https://www.snes.edu/Classes-sans-notes-ce-n-est-pas-obligatoire.html.

L’enseignant, maître de l’évaluation de ses élèves
Si l’enseignant doit évaluer ses élèves chaque trimestre, il ne peut être contraint à une forme particulière d’évaluation (notation chiffrée, compétences, couleurs...) par le chef d’établissement, ni se voir imposer un nombre minimal d’évaluations par trimestre/semestre. Il décide de ­présenter l’ensemble de ses notes ou une moyenne dont il choisit le mode de calcul. Mais il a tout intérêt à travailler de manière explicite avec les élèves en expliquant la prise en compte ou non de certaines évaluations, les coefficients éventuels dans le bilan trimestriel pour éviter les « surprises », facteurs de malentendus préjudiciables au bon fonctionnement de la classe. Si un service de consultation des notes existe, il n’y a aucune obligation à y inscrire les notes des élèves. L’Inspecteur pédagogique de la discipline est le seul habilité à donner un avis sur le contenu et la forme de l’évaluation des enseignants.
En outre, le bulletin de mi-trimestre n’a aucun caractère obligatoire.

La question du zéro
La formulation inadaptée d’une circulaire parue au BO en juillet 2000 avait suscité une polémique. Elle précisait « qu’il n’est pas permis de baisser la note d’un devoir en raison du comportement d’un élève ou d’une absence injustifiée. Les zéros doivent être proscrits ». Le ministère, en février 2001, a adressé aux recteurs et aux IA une mise au point : « Cette disposition, qui établit une distinction claire entre évaluation pédagogique et domaine disciplinaire, ne signifie en aucune manière que les zéros doivent disparaître de l’évaluation du travail scolaire. Un devoir non remis sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle, une copie manifestement entachée de tricherie, ou encore un travail dont les résultats sont objectivement nuls, peuvent justifier qu’on y ait recours. Pour l’évaluation de travaux numériques, il faut s’assurer que l’élève a bien pu les faire (par exemple au CDI) avant de sanctionner un travail non rendu. L’évaluation du travail scolaire, domaine qui relève de la responsabilité pédagogique propre des enseignants, ne peut être contestée, car elle est fondée sur leur compétence disciplinaire ».

Le zéro sanctionnant le travail scolaire ou le refus de s’y soumettre (devoir non rendu, absence injustifiée aux contrôles) fait donc bien partie de l’échelle de notation du professeur. En revanche, un « zéro de conduite » ne peut entrer dans une moyenne évaluant les connaissances et les compétences des élèves. Un comportement perturbateur ne peut être sanctionné par une baisse de note mais relève des ­punitions et sanctions prévues au règlement intérieur de l’établissement.

Les épreuves communes sont-elles obligatoires ?

Elles peuvent être décidées collectivement par les équipes pédagogiques, mais elles ne peuvent être imposées à un enseignant qui les refuse. Un dialogue avec l’ensemble de l’équipe disciplinaire est cependant préférable afin d’aboutir à une position commune ou en tout cas explicite, afin d’éviter un sentiment d’arbitraire et d’injustice aux élèves.

Le livret scolaire
Ce livret concernant le primaire et le collège paru au JO du 3 janvier 2016 comporte des bilans périodiques (anciennement bulletins scolaires), des bilans de fin de cycle (évaluation des niveaux de maîtrise du socle) et différentes attestations : premiers secours, sécurité routière, savoir nager.
Les bilans périodiques comportent pour chaque discipline, les éléments de programme travaillés dans la période, une appréciation formulée sous cette forme « acquisitions, progrès ou difficultés éventuelles des élèves », une note ou « tout autre positionnement de l’élève au regard des objectifs d’apprentissage fixés sur la période ».
Doivent y figurer :
• Une indication des actions réalisées dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, ainsi qu’une appréciation de l’implication de l’élève dans celles-ci. La mention et l’appréciation des projets réalisés dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires, en précisant la thématique travaillée et les disciplines d’enseignement concernées.
• Le cas échéant, la mention et l’appréciation des projets mis en œuvre durant la période dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle, du parcours citoyen et du parcours Avenir.
Il doit enfin être mentionné si l’élève est en PAP, PAI, PPRE, PPS, ULIS, UPE2A, SEGPA etc., les vœux et la décision d’orientation en Troisième, le nombre de demi-journées d’absences, justifiées et non justifiées par les responsables légaux.
Les bilans de fin de cycle sont composés de l’évaluation des niveaux de ­maîtrise des (sous)-domaines du socle, d’une appréciation sur les acquis scolaires du cycle et, le cas échéant, des conseils pour le cycle suivant.

Les niveaux de maîtrise des quatre composantes du domaine 1 et des 4 autres domaines du socle en fin de Sixième et de Troisième est évalué sur une échelle de 1 à 4 (1. maîtrise insuffisante, 2. maîtrise fragile, 3. maîtrise satisfaisante, 4. très bonne maîtrise). Le socle sera considéré comme maîtrisé si l’élève se situe aux échelons 3 ou 4 en fin de cycle 4. Cette évaluation de maîtrise du socle n’implique en aucune façon l’obligation d’une évaluation « par compétences ».
Les éléments constitutifs du livret scolaire sont numérisés dans un logiciel national (LSUN : livret scolaire unique numérique).

Les nouvelles modalités d’attribution du DNB à compter de la session 2018
Arrêté paru au JO du 29 novembre 2017.
Le diplôme national du brevet est décerné aux candidats ayant obtenu un nombre total de points au moins égal à 400 sur 800. Ce total correspond aux points attribués selon le niveau de maîtrise de chacune des composantes du premier domaine et de chacun des quatre autres domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (voir paragraphe Le Livret scolaire), ajoutés à ceux obtenus par les notes des épreuves d’examen.
Les points sont donnés en fonction de l’échelle de 1 à 4 :
– 10 points si le candidat obtient le niveau « Maîtrise insuffisante » ;
– 25 points s’il obtient le niveau « Maîtrise fragile » ;
– 40 points s’il obtient le niveau « Maîtrise satisfaisante » ;
– 50 points s’il obtient le niveau « Très bonne maîtrise ».
L’examen comporte cinq épreuves obligatoires notées de 0 à 100 points :
• une épreuve orale qui porte sur un des projets menés par le candidat dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires du cycle 4, du parcours avenir, du parcours citoyen ou du parcours d’éducation artistique et culturelle, de l’histoire des arts (100 points) ;
• des épreuves écrites qui portent sur les programmes de français (100 points), de mathématiques (100 points), d’histoire et géographie et enseignement moral et civique (50 points) et de sciences (deux disciplines parmi SVT, sciences-physiques, technologie pour 50 points).
Des points supplémentaires sont accordés aux candidats ayant suivi un enseignement facultatif (latin, grec, langues régionales, chorale...) :
• 10 points si les objectifs d’apprentissage du cycle sont atteints ;
• 20 points si les objectifs d’apprentissage du cycle sont dépassés.
Le niveau atteint est apprécié par l’enseignant ayant eu en charge l’enseignement de complément suivi par l’élève.

Le ministère a mis en place un cadrage bureaucratique de l’évaluation destiné principalement à la communication avec les parents. Sous couvert de simplification et de transparence vis-à-vis des élèves et des parents, les nouvelles dispositions ont généré du travail supplémentaire pour les personnels, sans aucune efficacité pédagogique. Les bilans sont bien plus longs à remplir.
L’évaluation du socle en fin de Sixième et de Troisième, avec huit items sur une échelle de 1 à 4, est ­particulièrement illisible et peu opératoire. Elle a parfois servi de levier pour imposer une évaluation sans note dans les collèges. Elle est très complexe à mettre en œuvre. Comment évaluer un élève sur la citoyenneté (domaine 3) ? Comment le positionner sur le seul item « maîtrise des langages des arts et du corps » regroupant EPS, éducation musicale et arts plastiques (sous-domaine du domaine 1) ? ­Comment évaluer les « méthodes et outils pour apprendre » toutes disciplines confondues (domaine 2) ? etc. Citons enfin le contenu du livret scolaire : comment par exemple évaluer « l’implication de l’élève » en Accompagnement Personnalisé ?

Certaines disciplines ont quasiment disparu du DNB : enseignements artistiques, EPS, ce qui est inadmissible, en particulier par la hiérarchie disciplinaire induite.
Le ministère a tenté de rassurer sur le logiciel LSUN, indiquant qu’elle serait transparente, les établissements pouvant garder leur application habituelle, basculée sur LSUN. Il n’en demeure pas moins que les rubriques EPI et AP sont censées être renseignées avec un certain détail, et que le bulletin version papier passe de 1 à 3 ou 4 pages. Une fois de plus, le numérique, qui pourrait être utilisé pour diminuer la charge de travail, a l’effet inverse. Le SNES-FSU et le SNEP-FSU demandent la refonte du contenu du livret scolaire pour le simplifier et donc la suppression de ce LSUN.

Le Contrôle en cours de formation (CCF)

Introduit à titre expérimental, le CCF s’est généralisé à presque toutes les disciplines de tous les diplômes de la voie professionnelle (CAP, BEP, bac pro) mais sans réel bilan. Ce mode d’évaluation concerne désormais de nombreuses filières de BTS. La réalisation, l’organisation, la surveillance, la correction du CCF font partie intégrante de l’activité des professeurs. Les épreuves ont lieu tout au long de la formation.

Le SNUEP-FSU dénonce cette politique du « tout CCF » et réaffirme son exigence du maintien du ­caractère national des diplômes (CAP, BEP, bac pro) grâce à des épreuves ponctuelles cadrées nationalement. Le SNUEP-FSU exige le retour à l’examen ponctuel terminal et anonyme, seul garant du caractère national des diplômes. Sa mise en œuvre dans le cadre de la réforme du bac et du lycée (trois sessions au cours du cycle terminal) va encore davantage perturber le rythme d’apprentissage des élèves tout en augmentant sensiblement la part locale de l’évaluation du bac.

Redoublement
Le décret n° 2018-119 du 20-2-2018 substitue à « l’interdiction du redoublement sauf cas exceptionnel », le « redoublement exceptionnel ». Concrètement, il ne pourra avoir lieu qu’après la mise en place d’un accompagnement pédagogique (PPRE) qui n’aurait pas porté ses fruits et un dialogue renforcé avec la famille.
Si le redoublement est à juste titre mis en cause par des travaux de recherches montrant qu’il n’est statistiquement pas efficace, la seule réponse par le passage automatique dans la classe supérieure au collège comme au lycée n’est pas plus satisfaisante. Cette mesure est surtout un coup de com pour satisfaire l’opinion publique.

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU demandent que les moyens économisés par l’Éducation nationale suite à la forte diminution du redoublement ces dernières années et à sa suppression soient maintenus dans les établissements pour la mise en place de solutions alternatives, qui restent encore à venir. Les seules propositions actuelles, programmes personnalisés de réussite éducative au collège sans financement spécifique, et stages de remise à niveau au lycée, sont peu mises en œuvre et aucun bilan n’en a été fait.

Enseignement moral et civique
Mis en place de manière précipitée depuis la rentrée 2015, l’EMC pose de nombreux problèmes.
Pour le SNES-FSU, tous les enseignements, ainsi que la vie scolaire, sont concernés par la laïcité et la citoyenneté. Mais c’est un enseignement sensible, qui pose bien des questions de fond. Pour des raisons politiques, le temps et la réflexion nécessaires à la conception et la mise en œuvre des programmes n’ont pas été pris.
Le programme de collège d’EMC reprend pour une large part les thématiques du programme d’éducation civique, avec cependant de nouvelles approches pédagogiques (le texte insiste sur les compétences à travailler au travers de « projets » et de « pratiques ») et le même horaire lui est attribué, horaire qui doit revenir, pour l’instant, aux professeurs d’histoire-géographie. Il est cependant conçu par cycles, sans repères de progression annuels.
On peut légitimement craindre une volonté d’imposer des normes de comportement.
En lycée général et professionnel, cet enseignement a remplacé l’ECJS (Éducation civique juridique et sociale) en seconde et dans le cycle terminal de la voie générale, mais il est totalement nouveau depuis 2015 dans les séries technologiques.
Dans les séries technologiques, cet enseignement n’est pas financé, les DHG n’ont pas été abondées, ce qui est inacceptable : ainsi des chefs d’établissement ont renoncé à mettre en place l’EMC pour certaines classes ou bien l’ont attribué à des enseignants de disciplines technologiques pour garantir un affichage et pour compenser les pertes d’heures en demi-groupes que cela engendrait.
Dans les démarches pédagogiques proposées, l’EMC au lycée est très proche de ce que les professeurs (très majoritairement d’histoire-géographie, mais aussi de philosophie ou de SES) faisaient jusqu’alors en ECJS, avec néanmoins une dimension sociale réduite que le SNES-FSU a dénoncée. De nouveaux programmes sont mis en œuvre en Seconde et en Première à la rentrée 2019, dans le cadre de la réforme du lycée. L’EMC sera évalué au baccalauréat en contrôle continu.
Alors que la réforme du collège précise que les CPE ont vocation à être associés à l’EMC et aux EPI contestés, des interventions systématiques ne sont pas envisageables ou alors au détriment d’autres activités dans un contexte où les dotations en CPE des EPLE sont insuffisantes. Néanmoins, pour le SNES-FSU, des co-interventions avec les équipes éducatives sur des champs plus spécifiques peuvent être développées.

La participation aux conseils de classe
Le conseil de classe est réuni trois fois par an. Présidé par le chef d’établissement ou son représentant (en général son adjoint), il est composé des professeurs de la classe, de deux délégués élèves, deux délégués parents d’élèves, du Psy-ÉN et du CPE. Dans certaines disciplines, le nombre de classes rend impossible la participation à toutes ces réunions. Si le professeur justifie de cette impossibilité à assister à certains conseils de classe et qu’il transmet ses observations sur la classe au professeur principal, il ne peut lui en être fait grief. Il n’existe aucun texte fixant un nombre minimal ni maximal de réunions auxquels les professeurs sont tenus de participer mais la limitation à cinq conseils par trimestre est un droit coutumier bien installé.

La charge de professeur principal (PP)

Pour chaque classe, un professeur principal (éventuellement deux dans les établissements classés « sensibles » et en Terminale) est désigné par le chef d’établissement avec l’accord de l’intéressé, pour la durée de l’année scolaire, pour exercer le rôle de coordinateur et assurer le suivi des élèves (en liaison avec les CPE), le bilan de leur scolarité, la préparation de leur orientation (en liaison avec les Psy-ÉN). Il effectue la synthèse des résultats obtenus par les élèves et présente cette synthèse au conseil de classe. Il favorise les liens entre les membres de l’équipe pédagogique, mais aussi entre l’établissement et les parents. Il est amené à travailler en concertation avec l’équipe éducative (Infirmière, AS, Psy-ÉN et CPE).
Les professeurs qui acceptent cette responsabilité voient d’année en année leur charge de travail s’alourdir. En effet, au prétexte qu’ils perçoivent une indemnité spécifique (la part modulable de l’ISOE), tout devient bon pour chercher à leur imposer de nouvelles tâches : heures de vie de classe, préparation et suivi des stages en entreprises en Troisième, entretien obligatoire d’orientation en Troisième (sans avoir ni la formation nécessaire ni le positionnement adéquat, avec le danger de se substituer ainsi aux Psy-ÉN), entretien avec les familles et élaboration de projets pour les PPRE... Autant dire que la coupe est plus que pleine.
La fonction de professeur principal est une tâche intéressante, à laquelle tiennent les ­professeurs qui travaillent, dans ce cadre, au plus près des familles en lien avec les équipes pédagogiques et éducatives, mais il n’est plus possible d’accepter une telle dégradation de cette mission et un tel alourdissement de la charge de travail (cf. circulaire 2018-108 du 10/10/2018).

Même si un professeur qui exerce dans un cycle est supposé connaître l’ensemble du cycle dans sa discipline et donc être en mesure d’évaluer au baccalauréat par exemple, nous exigeons que soient convoqués en priorité les professeurs exerçant dans les niveaux préparant à l’examen, ce qui n’est pas toujours le cas.
Il est recommandé que les stagiaires ne soient pas con­voqués mais aucun texte ne l’interdit. Contactez votre section académique afin que les militants vous accompagnent en cas de difficultés. (Encadré en marge)

La participation aux examens
Surveillance et correction des épreuves, participation au jury constituent une « charge normale d’emploi » du professeur, quelle que soit la période, à la condition que les examens et concours correspondent à sa qualification. Ces tâches donnent lieu à indemnités. Ce sont les établissements qui fournissent au centre d’examen la liste des professeurs susceptibles d’intervenir.
Concernant les professeurs documentalistes, la lourdeur des tâches de gestion d’un CDI en fin d’année devrait être prise en compte pour éviter les abus constatés avec l’imposition de surveillances et de secrétariat d’examen.

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