Il vous donne les outils réglementaires pour défendre vos droits et soutient à la mise en place de la force du collectif qui permet de résister aux pressions hiérarchiques et conserver son énergie de travail pour des projets pédagogiques choisis.

Quelle organisation sanitaire pour la rentrée?

La circulaire de rentrée du 23 juin 2021 prévoit la mise en place dans chaque établissement d’un plan de continuité pédagogique.

Compte-rendu de la réunion sanitaire de rentrée

Situation sanitaire et rentrée scolaire

Le dispositif “une classe/ une salle”, lorsqu’il n’a pas pu être remis en cause par les équipes, a participé à dégrader les conditions de travail des professeurs de collège l’année passée, augmentant leur stress et leur fatigue. Attention, quelques chefs d’établissement escomptent encore l’imposer à la rentrée 2021! Les équipes qui ne sont pas volontaires doivent avertir leur section syndicale et peser collectivement pour retrouver une situation d’enseignement moins contraignante.

une classe/une salle: Fausse bonne idée

Covid19 : mon établissement a mis en place le dispositif « une classe, une salle », je suis professeur, suis-je responsable de ce qu’il se passe dans la salle à l’interclasse ?

En Guadeloupe, cette organisation n’a pas de sens

Préparation de la rentrée et heure mensuelle d’information syndicale

A l’occasion des réunions ou conseils pédagogiques de fin d’année, certains chefs d’établissement peuvent chercher à imposer des modes de fonctionnement de l’établissement contre l’avis des enseignants.

Faites exister les débats dans votre établissement pour permettre d’organiser son fonctionnement en accord avec les personnels !
En lien avec vos sections SNES-FSU départementales et académiques, préparez ces discussions grâce à des Heures mensuelles d’information syndicale (HMIS) permettant d’avoir des débats sans regard hiérarchique, de construire des réactions collectives, des argumentations que vous pourrez porter à plusieurs par la suite en conseils pédagogique, ou en réunions plénières et en CA.

Évaluation des établissements: danger!

Malgré la crise sanitaire, certains chefs d’établissement zélés ont accepté dès l’an dernier d’entrer dans la procédure d’évaluation systématique des établissements. 10% d’EPLE ont été évalués mais les chefs d’établissements qui ont atermoyé vont devoir annoncer à la prérentrée qu’ils sont désignés pour cette année. Le SNES-FSU démontre ici les dangers de cette évaluation systématique:

Autoévaluation des établissements : attention, danger !

Les expérimentations

Les expérimentations (École du socle et ses échanges de service avec le primaire, « classe coopérative »…) doivent être votées en CA. Le projet est souvent utilisé pour contourner le caractère national du système éducatif. La loi  » pour une école de la confiance « votée durant l’été 2019, comporte un article qui permet d’étendre l’expérimentation à l’organisation horaire des enseignements. Sous couvert d’adaptation au local et d’expérimentations, les EPLE sont mis en concurrence et la liberté pédagogique des enseignants est malmenée. Le SNES-FSU est favorable à ce que les projets restent à l’initiative et à la main des professeurs qui le souhaitent.

Ce qu’il faut savoir sur la réglementation de l’expérimentation

La mobilisation collective et l’action de la FSU ont permis de supprimer, lors de son passage au Sénat, l’article 6 quater fondant les EPLESF (Établissements publics locaux des savoirs fondamentaux) fusionnant les écoles et leur collège de secteur. Cependant, les expérimentations d’écoles du socle se sont développées en 2019-2020.

Pas d’aménagements au programme !

Les conséquences pédagogiques de la crise sanitaire nécessitent d’aménager les programmes. Le SNES-FSU persiste dans sa demande (renouvelée en audience le 30 août) et fait des propositions au ministère.

Rentrée 2021 : programmes, les propositions du Snes-FSU

Mais les marottes du ministère

Au lieu de privilégier l’aide au sein de la classe en finançant des dédoublements, le ministre prétend diminuer les inégalités scolaires en renforçant Devoirs faits, dont aucun bilan n’a été officiellement établi d’une part (obligatoire pour les élèves en difficulté en Sixième et e-devoirs faits) et en créant une option en Sixième pour les élèves en difficulté d’autre part: français-culture antique qui a dû être financé qui l’expérimente en prenant sur la chiche marge d’autonomie donc en réduisant les possibilités d’autres dédoublements ou enseignements facultatifs.

L’OVNI « Français et culture antique », une Option Vitrine Non Identifiée

Systématisation des évaluations nationales

En Sixième, à chaque rentrée, les élèves passent une session de deux évaluations informatisées en français et en mathématiques… sans que leurs résultats n’apportent beaucoup d’information aux professeurs sur leur niveau.

Vont s’y ajouter deux évaluations nationales en Troisième :

  • Pix : il s’agit d’une certification obligatoire à ce niveau. Tout se déroule sur une plateforme informatisée sans que les enseignants n’aient d’items à valider. La mise en place d’un parcours Pix pour tous les élèves de cycle 4 correspond à une session informatique qui permet d’évaluer leur niveau et donc leurs besoins en compétences numériques. Ces compétences sont travaillées comme auparavant avec les professeurs dans le cadre du programme de chaque discipline.

École numérique : un Pix de trop !

  • Ev@lang: test de positionnement numérique en anglais pour les élèves l’ayant étudié en LV1 ou LV2.

Anglais : Ev@lang charge la barque

Le SNES-FSU déplore la montée de cette logique certificative ainsi que le temps perdu pour les équipes au passage de ces évaluations qui n’ont pas d’intérêt pédagogique manifeste.

AP et EPI

Dispositif chimérique mis en place en septembre 2016 avec la réforme du collège, l’Enseignement pratique interdiscipliaire ou EPI  a disparu corps et bien au fil du temps. Les EPI résiduels sont, en fait, les projets interdisciplinaires que des collègues auraient de toute façon mis en œuvre par choix avec des collègues comme certains le faisaient auparavantec des moyens horaires suffisants. Le SNES-FSU rappelle qu’aucun texte réglementaire n’oblige à faire apparaître EPI et/ou AP dans l’emploi du temps. Ils font partie intégrante de nos enseignements disciplinaires et leur contenu dépendent des programmes. Certains chefs d’établissement exigent en juin des fiches de projet pour les EPI de la rentrée suivante? Pourquoi n’est-ce pas réglementaire?

AP et EPI : où en est-on ?
AP et EPI : prenons la main !

Imposition de classes « sans notes » versus liberté pédagogique.

Le ministère actuel n’est pas particulièrement attaché à l’évaluation « sans notes ». La rédaction des textes réglementaires sur la session du DNB 2020 le montre assez. Il laisse libre cours à cette pratique sous prétexte d’innovation et d’autonomie des établissements. L’évaluation « sans notes » a permis à des chefs d’établissement de s’immiscer dans les pratiques pédagogiques des enseignants. C’est pour certains d’entre eux un puissant  outil de management. L’expérience montre que dans les établissements où les enseignants résistent collectivement, ce type de projet est rapidement abandonné par les chefs d’établissement. Certains ont imposé une double évaluation tout au long de l’année pour « préparer » l’évaluation des bilans de fin de cycle; ce fonctionnement n’est pas réglementaire. Une fois la charge de travail doublée, les enseignants acceptent plus facilement de glisser dans un système unique d’évaluation « sans notes » afin d’éviter de travailler en « double tâche ».

Classes « sans notes » : ce n’est pas obligatoire
Évaluation : ne rien se laisser imposer

Que va-t-il advenir de l’éducation prioritaire à la rentrée 2021? à la rentrée 2022?

Enfin des nouvelles de l’augmentation de l’indemnité REP+ : mais….

Le filet se resserre sur l’éducation prioritaire

Le coût des CLA

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