Dès lundi, l'ensemble des élèves est censé suivre une scolarité "à distance". Contrairement aux déclarations du ministre, les personnels ne sont pas prêts. On voit fleurir quantité d’idées plus ou moins réfléchies dont certaines sont le fruit d'une communication opportuniste d'entreprises à l'attention des personnels de direction comme des enseignant·es.
Suite à l’allocution du président de la République hier, le ministère de la Fonction publique convoque lundi matin une réunion « relative à la gestion du Covid-19 dans les services publics de façon à assurer la mobilisation des agents et leur protection ».
Les réformes devaient permettre aux élèves d’élargir leurs choix de poursuite d’études. Elles réduisent en réalité les possibilités de formation et mettent à mal la préparation au supérieur.
Avec 25 000 élèves supplémentaires, après trois ans de suppressions d’emplois dans le second degré, les conditions de rentrée vont être détériorées et l’offre de formation va reculer.
Face à la mobilisation des personnels et des élèves, les éléments de langage du ministre ne suffisent plus à dissimuler la véritable nature du bac Blanquer : un bac local, synonyme d’une rupture d’égalité insupportable.
C’est l’image qui restera de ces E3C. Des élèves qui passent le bac sous l’œil des forces de l’ordre, présentes en nombre devant certains lycées et parfois à l’intérieur.
Que doit sanctionner une épreuve de bac ? Pour les concepteurs du Grand oral, il semble plus important d’évaluer ce qui n’est pas de l’ordre des apprentissages scolaires. Le candidat doit d’abord faire bonne impression !
Vous avez reçu le 4 mars (via I-Prof) un message du ministère vous informant de votre résultat individuel. Deux situations sont possibles :
Le SNES-FSU propose à chacun-e de répondre aux questions ouvertes de l'enquête ministérielle, et de transmettre ces réponses groupées aux ministre.
Face à une mobilisation inédite par sa durée, son ampleur, le soutien jamais démenti et même croissant de l'opinion publique, le gouvernement n'a eu qu'une seule réponse, le mépris et l'autoritarisme ! L'intersyndicale interprofessionnelle appelle à une nouvelle journée de grève le mardi 31 mars. Vous trouverez sur cette page tout le matériel (communiqués, tracts, articles) pour préparer et réussir cette journée.
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