Les causes profondes de la crise sanitaire que nous traversons sont multiples. Mais la situation dans laquelle a été mis l'hôpital public est un facteur aggravant.
Dans les consignes données ici ou là par l’administration, plusieurs aspects nécessitent notre vigilance.
Monsieur le Ministre, Les personnels montrent leur engagement pour accueillir dans les écoles les enfants de soignant-es, assurer les fonctions techniques et administratives qui requièrent impérativement leur présence sur site et maintenir une activité scolaire.
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Depuis vendredi 13 mars, les enseignants, les CPE et les PsyEN, pour la plupart, n’ont plus accès à leur établissement et n’ont, au mieux, que des contacts téléphoniques ou électroniques avec leur direction, collègues et élèves. Dans ce cadre, ils doivent faire face à une injonction : assurer la continuité pédagogique.
Passé le choc de la gestion d’une crise que personne n’avait anticipée, l’urgence a été de se protéger sur le plan sanitaire. Les injonctions paradoxales causées par les priorités changeantes du ministère ont conduit certains chefs, certes peu nombreux, à agir sans discernement, parfois au mépris de la volonté des collègues et au risque de leur santé. En effet de nombreux collègues ont dû rester présents dans l’établissement sans être en mesure de faire respecter les gestes barrières. Ces pressions restent toujours sous-jacentes.
Pour les PsyEN EDO, cette crise sanitaire est un révélateur supplémentaire du mépris et de la méfiance dans lequel l’administration tient nos services.
Avec les personnels soignants et toutes celles et ceux qui répondent aux besoins de première nécessité, les enseignant-es et l’ensemble des personnels administratifs, techniques, sociaux, de santé, de surveillance, d’encadrement de l’Éducation nationale et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche sont en première ligne pour faire face à la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus.
Après quelques jours de confinement, se pose la question de nos pratiques professionnelles, du passage au télétravail, et de la continuité de notre service. La situation exceptionnelle d'urgence sanitaire ne doit pas nous faire oublier le RGPD tout comme notre déontologie...
A partir du lundi 16 mars, il nous est demandé d’assurer la continuité pédagogique à distance. Au delà de la panne massive des ENT ce 16 mars, qui montre bien la fragilité des réseaux face aux connexions en masse, adapter son enseignement (cöté professeurs) et ses apprentissages (côté élèves) ne saurait se faire d'un claquement de doigt et de la mantra du " tout est prêt".
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