Tout au long de long de la crise sanitaire, le ministre Blanquer n'a eu de cesse de poursuivre ses réformes libérales loin des besoins réels de l’Éducation Nationale. Alors qu'une nouvelle fermeture des établissements scolaires se profilait, le ministre, de passage dans le département de la Manche le 26 mars dernier, dévoilait la liste des premiers internats d'excellence retenus dans le cadre de son plan, « internat du XXIe siècle ». Quand communication et affichage tiennent lieu de politique...
École à distance, préparation du retour en présentiel en mai, droits des personnels, toutes les informations après les annonces d'Emmanuel Macron et les non réponses du ministère.
Au bout d’une année et de deux confinements on aurait pu espérer que notre Ministère ait un peu anticipé l’éventualité d’une aggravation de la crise sanitaire, mais non !
Le président de la République a annoncé la fermeture des établissements scolaires. Un échec pour le gouvernement qui porte une lourde responsabilité dans cette situation.
Dans quelles situations les classes sont-elles fermées ? Quelles différences entre les zones confinées et celles qui ne le sont pas ? Comment faire valoir ses droits et être protégé ? Le Snes-FSU répond à vos questions.
Une nouvelle circulaire sur le rôle des professeurs principaux et la création de professeurs référents au cycle terminal a été présentée au Conseil supérieur de l’Éducation. Ce texte aurait pu avoir pour but de clarifier le rôle du PP dans le contexte de la réforme du lycée, mais bien au contraire, il brouille encore un peu plus les repères pour les élèves et les parents et les équipes éducatives.
Certification récente dédiée à la prise en charge de l'enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers, successeur du CAPA-SH (qui remplaçait lui-même le CAPSAIS, pour le premier degré) et du 2CA-SH (second degré), le CAPPEI créé en février 2017 propose une formation enrichie pour les enseignants du second degré. Pourtant, bien souvent, il effraie.
Les vies scolaires ne peuvent plus tenir ! Elles sont au bord de l’implosion. Leurs personnels sont en première ligne tous les jours.
La circulaire de rentrée 2019 École inclusive, complétée par le vademecum en annexe, définit les contours des PIAL (Pôles inclusifs d'accompagnement localisés). Ce premier texte sans valeur réglementaire, très attendu après un an d'une "expérimentation" conduite à l'échelle nationale, et alors que la loi Blanquer créant les PIAL n'a pas fini sa navette parlementaire, apporte un peu de lumière sur ce nouveau paradigme dans l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Pour la rentrée 2019, le texte annonce un déploiement des PIAL dans 300 circonscriptions du 1er degré, 2000 collèges avec ULIS et 250 lycées professionnels avec ULIS. La généralisation des PIAL se fera progressivement jusqu'en 2022.
La désinstitutionnalisation, qui consiste à privilégier le milieu ordinaire pour les élèves en situation de handicap par rapport au placement en institut, progresse suite à la pression réitérée de l'ONU et d'un certain nombre d'associations. Les élèves d'IME et d'ITEP voient la porte des établissements ordinaires leur être ouverte. Cette dynamique peut certes contribuer à un progrès social, mais la manière dont elle se met en œuvre dans les établissements doit mobiliser toute notre vigilance. Comment s'organise la présence de ces élèves dans les établissements ? Quelles dérives sont à craindre ?
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